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vendredi, 28 juillet 2017 23:38

Béziers : "La musique, c'est mon pansement à l'âme", Vincent Niclo

Écrit par FVN
Vincent Niclo Interview Béziers Vincent Niclo Interview Béziers Midi Libre

L'artiste est en concert gratuit ce dimanche soir dans les arènes de Béziers.

Votre tournée 5.O s'arrête à Béziers. Elle reprend le titre de votre album composé par Pascal Obispo. Vous deux réunis, était-ce une évidence ?
Ça l'est devenu en tout cas. Au départ, sur le papier, pas du tout. On se connaissait très peu. Il m'avait proposé, sur mon précédent album, d'écrire une chanson lors d'une rencontre sur un plateau télé, Ce que je suis, et ça s'est très bien passé. On s'est recroisé et il m'a demandé : "Quand est-ce qu'on va plus loin ?". Je lui ai répondu : "Tout de suite".

D'après votre titre "Je ne sais pas", est-ce que vous saviez que la Ville vous programme est soutenue par le FN ?
Non, mais je ne prends pas parti. Un chanteur, comme moi en tout cas, n'a pas à commenter à la politique, la religion, la vie privée. On s'en tient à l'artistique.

Le titre "Qu'on me regarderait" fait référence à vos souffrances d'ado causées par une voix particulière, un physique peu commun. À quel point, aujourd'hui, entretenez-vous votre image ?
C'est un peu l'histoire du Vilain petit canard. J'ai voulu mettre l'accent sur la cruauté de quelques personnes face à quelqu'un qui est en surpoids, qui a un look différent, qui a une voix haut perchée. On s'est beaucoup moqué de moi, ça m'a marqué. Aussi, je ne m'arrête pas sur un aspect, je ne juge pas. Du coup, je fais très attention à mon physique parce que, en étant exposé dans les médias, il faut faire attention. Quand on monte sur scène et quand on se présente à la télé, il faut faire un effort vestimentaire. C'est comme cela qu'on m'a élevé et c'est comme cela que j'imagine le spectacle. Chacun son truc, mais, dans mon dernier show, je change sept fois de tenue. C'est une forme de respect par rapport au public qui est venu pour me voir.

"Amour massacre", autre piste de votre album, pourrait résumer les sentiments qui séparent les pro et anticorrida. Vous qui allez jouer dans des arènes, quel regard portez-vous sur la tauromachie ?
Contrairement à la politique, c'est un des rares sujets sur lequel je m'exprime. Je ne supporte pas la souffrance animale. Quelle qu'elle soit et ça me pose un problème.

D'après "Je n'ai jamais osé te dire", qu'est-ce que vous n'avez jamais osé dire ?
Pendant longtemps, je n'ai pas osé dire : "Je t'aime". Ce n'est pas obligatoirement à la personne avec qui on est en couple : ça peut être à sa famille, ses proches. Pour certaines personnes, dire cela, c'est très compliqué. J'ai appris le faire et je suis content de pouvoir le faire. Il faut vraiment le dire parce qu'on peut aussi ne pas avoir le temps de le faire.

Voilà qui ramène également à "L'homme blessé". Vous vous dîtes guéri de cette phobie des sentiments, mais avez-vous rencontré votre Julia Roberts, l'idéal physique selon vous ?
Non. Mais, il ne faut pas désespérer.

Vous interprétez "L'envie de vivre". Pour vous, c'est le public, la musique... qui vous poussent. Est-ce que ce serait une catastrophe si tout s'arrêtait demain ?
Oui et non. J'ai toujours fait de la musique. Après, il faut savoir pourquoi. Je n'en ai pas fait pour être dans la lumière, mais pour m'exprimer. C'est la façon que j'ai trouvée pour calmer mes peurs. La musique, c'est mon médicament, mon pansement à l'âme. Je me suis servi des mots des autres pour soigner mes douleurs et me procurer des joies. Si ça dure tant mieux et, si ma carrière tourne mal, je n'arrêterai pas de chanter.

Acteur, chanteur... qu'est-ce qui vous ferait rêver encore ?
Il y a plein de choses. Dieu merci ! J'ai plein de projets, dont un dont je ne peux pas parler, mais qui me motive énormément. J'ai une carrière internationale qui se développe. Je vais enregistrer deux duos avec une Américaine. Je suis un boulimique de musique... Pour l'instant, rien n'est fini.

Cette année, vous célébrez vos 20 ans de carrière. Quel moment retiendriez-vous si vous ne deviez en citer qu'un ?
Sans hésiter, mon premier Olympia. Ça a été un moment magique pour moi sur tous les points de vue. D'abord, pour le lieu mythique pour un artiste, puis j'étais dans un contexte familial différent. Mon père, ma mère, mon frère ne se parlaient pas et, ce soir-là, je leur ai demandé de faire la paix, de s'asseoir les uns à côté des autres et de m'écouter. C'était une double victoire parce que, depuis, on est une famille "normale". C'était magique.

Pour le public qui ne vous a jamais vu sur scène, qu'est ce que vous allez leur proposer à Béziers. Va-t-il danser ?
Les gens pensent que je me baigne en smocking, mais pas du tout. Mon show est très éclectique, je reviens sur les cinq dernières années qui ont été magnifiques pour moi. Je reviens sur "Opéra rouge" avec les Choeurs de l'armée rouge, un hommage à Luis Mariano, des chansons de Serge Lama, un medley de Michel Legrand, les titres de Pascal Obispo et des surprises.... Je raconte en musique ce qui s'est passé : mes rencontres avec Céline Dion, Charles Aznavour. C'est aussi une façon de remercier les gens qui m'ont porté jusque-là et qui viennent me voir.

C'est presqu'un Best-of ?
Oui, presque. Déjà !

Dimanche 30 juillet, à 20 h 30. Concert gratuit pour les 120 ans des arènes de Béziers.

 

RECUEILLI PAR CYRIL CALSINA ET LOIC BESSIERE

 

Source : http://www.midilibre.fr/2017/07/28/beziers-la-musique-c-est-mon-pansement-a-l-ame-vincent-niclo,1542021.php

 

 

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