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mercredi, 15 novembre 2017 00:08

Vincent Niclo : « Être un chanteur ''inclassable'', c'est ma plus grande fierté »

Écrit par FVN

VALS-PRÈS-LE PUY - CONCERT

Le ténor se produit samedi 18 novembre sur la scène du Palais des spectacles avec un concert récapitulatif de sa jeune carrière.

De quoi sera fait ce concert à Vals-près-Le Puy ?

« Dans ce spectacle, j’ai décidé d’expliquer en musique mes cinq dernières années au cours desquelles j’ai eu la chance de travailler avec beaucoup de stars. J’évoque les grands airs d’opéra, avec l’album Opéra rouge (2012) qui m’a révélé au grand public au côté des Chœurs de l’Armée rouge, mon hommage à Luis Mariano ( Luis , 2013) et l’album plus intimiste avec Serge Lama ( Ce que je suis , 2014). Je reviens aussi sur le fait que j’ai pu faire un disque en anglais ( Romantique , 2016) et sur la conception de mon dernier album 5.Ø (2016). Je raconte tout ça avec des anecdotes et sept musiciens qui m’accompagnent sur scène. »

Justement, pourquoi avoir fait appel à Pascal Obispo pour ce 5.Ø  ?

« Je l’avais croisé sur des plateaux TV et il m’avait écrit une chanson sur l’album précédent. Ça s’était bien passé. Ensuite Pascal Obispo m’a proposé de faire tout un disque. Quand quelqu’un qui a écrit pour Florent Pagny, Zazie ou Johnny Hallyday vous parle d’un tel projet, vous n’hésitez pas ! Il a pris un risque et moi aussi parce que je suis allé au maximum de ce que je pouvais aller dans la pop. J’ai la chance que le public qui me suit m’accorde toutes les libertés. »

Depuis 2012, vous tournez à un album par an en moyenne…

« C’est vrai que je ne crois pas qu’il y ait d’autres artistes qui sortent un album par an. Mais il y a une demande du public et, au fil de mes rencontres, ça me donne envie d’aller encore plus loin. Dans le prochain album, qui sortira en 2018, je vais à nouveau vers un univers où on ne m’attend pas. Ce que je vais proposer n’a jamais été fait, donc on verra. »

« Le passage télé de Barbra Streisand avec Michel Legrand au piano, m’a bouleversé »

Ces multiples expérimentations font justement de vous un chanteur « inclassable ». Est-ce ce qui vous plaît ?

« C’est ma plus grande force et ma plus grande fierté. En France, on aime bien mettre les artistes dans des cases. Moi, j’ai été habitué dès le début, involontairement, à évoluer dans différents univers. De toute façon, on ne peut pas sortir un album par an sans se renouveler. Je suis assez boulimique de musique. Je préfère ne pas être “classable” parce qu’une fois qu’on est mis dans une case, on peut difficilement en sortir. Pour l’instant, je suis libre de faire vraiment ce qui me plaît. »

Vous avez chanté avec Charles Aznavour, Natalie Dessay et Plácido Domingo, entre autres. Pourtant, on a le sentiment que c’est la rencontre avec Céline Dion qui vous a le plus marqué…

« Oui, parce qu’elle a été la première grande star à s’intéresser à moi. Elle a toujours été bienveillante depuis ce jour qui a changé ma vie (en 2012, lors d’une émission qui lui était consacrée sur France 2 , Céline Dion avait été séduite par l’interprétation d’ All by myself de Vincent Niclo au côté des Chœurs de l’Armée rouge, NDLR). C’était culotté de ma part de choisir cette chanson et je savais qu’en même temps, ça pouvait être un tremplin. C’est après cette émission qu’elle et son mari René Angélil ont pensé à moi pour faire sa première partie pendant huit soirs à Bercy. »

Le début de votre carrière est marqué par de nombreux rôles dans des comédies musicales. Qui de Rhett Butler ( Autant en emporte le vent ), Roméo ( Roméo et Juliette ), Tony ( West Side Story ) et Jim Farrell ( Titanic ) vous ressemble le plus ?

« Pas Rhett Butler parce que c’était le rôle le plus difficile pour moi. J’aime bien la fougue de Roméo, ce côté inconscient et insouciant. Roméo est jeune et n’a peur de rien. Je suis un peu comme ça, je me dis que rien n’est impossible. »

Vous avez souvent dit que les émissions de Maritie et Gilbert Carpentier ont marqué votre jeunesse…

« Mes parents adoraient regarder leurs émissions de variétés. Et je me souviens de cette scène de Barbra Streisand avec Michel Legrand au piano chez Michel Drucker. Ce moment m’a bouleversé. Ce qui est fou, c’est que des années plus tard, je me suis retrouvé à chanter pour Michel Legrand qui était au piano. Et ma première émission télé, c’était avec Michel Drucker ! »

Vous avez même débuté comme figurant dans de nombreux téléfilms et séries ( Sous le soleil , Nestor Burma …), c’était pour payer vos cours de chant ?

« Oui. En fait, je ne connaissais personne dans ce métier. Je savais qu’il fallait que je travaille et que je prenne des cours de chant. Mais ça coûtait très cher. On n’avait pas spécialement beaucoup d’argent dans ma famille alors il fallait que j’en gagne rapidement pour payer mes cours. Je suis rentré dans un système de castings de toutes sortes, pour la mode, pour des publicités, pour des téléfilms… Et j’ai gagné pas mal d’argent assez vite grâce à ça. C’est ainsi que j’ai pu m’offrir de quoi avoir une base classique solide. »

Vous avez quand même fréquenté le Cours Florent et le Cours Simon. Vous avez même fait des stages à l’Actors Studio. Vous étiez destiné davantage à une carrière de comédien…

« Mes modèles étaient les artistes américains. Ils savent tout faire : jouer la comédie, chanter, danser. On le voit encore dans La La Land (de Damien Chazelle, NDLR). Quand j’ai été choisi pour figurer dans des séries, je me suis dit qu’il fallait que je prenne des cours. J’ai eu la chance d’être pris directement en troisième année au Cours Florent mais mon objectif a toujours été le chant. »

«M’enrichir artistiquement : c’est ça qui m’intéresse. J’aime aller dans un registre où la voix d’opéra n’est pas attendue»

 

Vincent Niclo

 

                                                                                                                                                                                                Propos recueillis par Fred Sauron 

 

source : JOURNAL LE PROGRÈS - VALS-PRÈS-LE-PUY (article du 14 novembre 2017)

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